À la recherche de la ruche !

Alors même que j’entamais le sprint final pour arriver à boucler cette semaine de folie qui s’annonçait, étonnamment, je n’avais qu’une envie : dessiner.

C’est étrange car d’ordinaire, je dois me faire un peu violence pour sortir pinceaux et crayons pour illustrer un article à venir… Là, alors que j’aurais dû tout faire sauf dessiner… je me suis surprise à éteindre mon ordinateur et délaisser (un temps) mon travail pour traduire sur le papier, et en couleurs, ce que je ressentais depuis des semaines : un « léger » surmenage, une vraie course contre le temps, une grande exaltation, le tout saupoudré de quelques doutes et pas mal de questions. Une image s’imposait, autant parce qu’elle prenait forme concrètement autour de moi en ce début de printemps, que parce qu’elle collait parfaitement à mon ressenti du moment : des abeilles butinant des centaines de fleurs de printemps pour en tirer le meilleur, en faire quelque chose de bon et de beau : du miel (dont je suis grande amatrice, tant dans ma tisane que sur mes tartines, soit dit en passant).

Qui avait-il de si excitant en ce premier jour de printemps 2024 ? Notre première réunion d’information voyons ! D’ailleurs peut-être que si tu lis cet article, c’est parce que tu nous auras fait l’immense plaisir de quitter ton nid bien douillet pour venir à notre rencontre, écouter notre proposition, nous partager ton avis, tes questions, nous signifier ton soutien ! 1000 mercis sincères et du fond du cœur !

Parce que cette réunion a été préparée en seulement un mois et demi, que nous avons placardé nos affiches dans tout Bons-en-Chablais dans l’espoir de toucher les gens par une simple phrase ou un dessin, que nous avons créé une page Facebook pour l’occasion, en espérant atteindre plus de gens, activé notre réseau local naissant, mais solide : aujourd’hui, on savoure. L’image de la ruche n’est pas exagérée, on a vraiment fait chauffer nos méninges et accompli un super travail d’équipe. Au final, sans trop savoir si des personnes allaient faire l’effort de nous consacrer une soirée, ni si le sujet allait susciter suffisamment d’intérêt localement, ce sont plus de 40 personnes qui sont venues. L’objectif était de faire connaître l’association, mais surtout de tester l’idée auprès des habitants. Mission réussie ! Ce fut un vrai échange, riche et toujours très bienveillant, ponctué par de beaux témoignages, tout particulièrement celui de Jacqueline Collomb : elle a fait naître des étoiles dans nos yeux en nous parlant de la vie au domicile regroupé de Loisin et des petits gestes d’entraide qu’elle observait au quotidien.

« Petit à petit, l’oiseau fait son nid »… Pour nous ce serait plutôt l’essaim qui cherche sa ruche, mais la finalité est la même. Pas à pas, doucement mais sûrement, nous avançons. Cette réunion, et la préparation qui l’a précédée, a été une belle preuve de l’importance de la dimension collective dans un projet de ce type, et qu’il nous faut encore travailler dans ce sens pour nous construire un réseau solide sur lequel on pourra s’appuyer à l’avenir. Chacun a apporté sa petite pierre et le projet d’édifice n’aurait probablement pas été aussi convaincant sans l’intervention de chacune d’entre nous, avec les connaissances et les expériences qui lui sont propres.

Pour ma part, j’ai réalisé qu’il n’est pas si difficile d’aller à la rencontre des gens et que leurs réactions sont, pour la grande majorité, très bienveillantes. Si on fait l’effort de faire le premier pas, si on les accueille, si on les écoute, alors on est surpris de découvrir bien plus d’humanité et de solidarité qu’on voudrait le croire.

Fatiguant ? Non, juste un peu…

Exaltant ? Oui, carrément : on ressort d’une telle réunion sur un petit nuage, avec une motivation décuplée et plein d’espoir.

On recommence quand ?… Pas maintenant, pour le moment je suis en vacances, et je profite !

Oui parce que je ne vais pas m’étendre sur le fait que j’avais eu la bonne idée de changer de boulot… la même semaine que la réunion d’information… et que je m’étais aussi engagée cette même semaine, à participer à un atelier pain d’une journée organisée par Les Petits Frères des Pauvres… mais ce dernier point sera pour un autre article !

En attendant j’espère t’avoir convaincu(e), lors de la réunion du 21 mars, ou par le biais de cet article, à rejoindre ou soutenir notre beau projet ? Tu peux nous suivre sur les réseaux ou adhérer (5€ ou plus). Un lien vers la page HelloAsso sera très bientôt en ligne sur ce blog à cette fin !

Merci de ton intérêt et à très vite pour de bonnes nouvelles on l’espère… (de la part de la Mairie notamment ce serait vraiment bien )…

Aurélie.

Un mois de janvier au taquet !

La fréquence de publication d’articles sur ce blog semble inversement proportionnelle au travail fourni pour l’association… Mon dernier article remonte à plus d’un mois et pourtant entre temps nous avons…

  • Rempli notre premier dossier de demande de subventions à la mairie, avec un long travail de définition et de chiffrage de l’étude de faisabilité pour laquelle nous avons fait une demande de subvention « exceptionnelle » (oui parce qu’avec 200 euros je ne suis pas sûre qu’on aille bien loin…) ! L’occasion d’établir pour la première fois un bilan des comptes et un prévisionnel ! Afin de ne pas laisser désespérément vide la colonne « recettes » de ce dernier, il nous a bien fallu nous poser la question des manifestations auxquelles nous souhaitions participer (téléthon, semaine bleue, forum des associations…) mais également des activités que nous pouvions organiser pour nous faire connaître et lever quelques fonds. L’occasion d’un bon brainstorming au sein de l’équipe, qui s’est révélé très riche en propositions et plein de promesses !
  • Réalisé des documents de présentations de notre association et de ses bénévoles (merci Canva), afin de les utiliser lors de nos réponses aux appels à projets ou rendez-vous avec les acteurs du territoire. Il nous reste encore à réaliser notre logo… ce sera pour 2024 et nous commençons à y travailler.
  • Présenté notre association, et plus spécifiquement l’étude de faisabilité au Maire afin d’entamer la discussion au sujet du bâtiment communal qui nous semble le lieu idéal. Nous avions bien préparé le rendez-vous et la discussion a été fluide, pleine d’échanges encourageants et positifs. Nous sommes dans l’attente d’un second rendez-vous prochainement avec le directeur technique, et peut-être d’une présentation à l’ensemble du conseil municipal, ce qui serait vraiment une belle opportunité de défendre notre projet. Reste que le bâtiment visé fait déjà l’objet d’études pour d’autres aménagements donc ce n’est vraiment pas gagné mais nous avançons dans la bonne direction quoiqu’il en soit.
  • Répondu à l’Appel à Manifestation d’Intérêt de la Conférence des Financeurs sur des actions de sensibilisation « pensons nos habitats de demain » permettant d’initier la réflexion autour de l’avancée en âge et les choix en matière de logement. L’occasion ici aussi d’envisager pour la première fois quels pourraient être le programme envisagé, les coûts, les objectifs recherchés… Pour en avoir discuté directement avec la personne en charge au Département, nous savons qu’il y a peu de chances que ça fonctionne cette année car nous sommes une jeune association et ce type d’actions n’a pas fait l’objet de financements jusqu’à présent localement, même si c’est le cas dans d’autres départements. Le but ici est plutôt de prendre en considération leurs retours et de présenter un dossier au top l’année prochaine. Nous aurions adoré pouvoir intégrer la participation au parcours « Prévention » organisé par Habit’Âge en fin d’année. Malheureusement, la Conférence des Financeurs ne permet par de financer des formations. Décidément, l’argent est toujours le nerf de la guerre et il est extrêmement difficile, pour une petite asso. qui démarre, d’obtenir des fonds pour les formations ou les études (ce qu’on appelle ingénierie de projet). On veut du concret, des résultats, le chemin pour y arriver est moins mis en valeur…

Après avoir été dans le feu de l’action pendant plusieurs semaines, la phase de calme et surtout d’attente qui suit n’est pas évidente. On prend vite conscience que, ce qu’on penserait être une affaire de quelques jours peut rapidement prendre quelques semaines voire mois quand il s’agit de passer par tous les étages d’une institution publique comme une commune ou le Département. Trois semaines après notre rendez-vous avec la mairie, on s’interroge forcément, et on aimerait être fixés, tout particulièrement pour permettre à notre architecte d’avancer dans son projet de fin d’étude, censé graviter autour de la réhabilitation de ce fameux bâtiment communal… Ce long silence est-il de mauvaise augure ou le simple reflet d’une différence de temporalité habituelle ?

Toujours est-il que j’ai participé cette semaine à une petite session de tutorat en visio avec l’association Habit’Âge. Encore une fois merci à Vanessa pour son super pouvoir de re-motivation des troupes ! On ne va pas se laisser abattre, ni se tourner les pouces en attendant un hypothétique réponse. Déroulons donc notre petit programme prévisionnel de 2024, sans plus attendre ! À l’ordre du jour de notre prochain café bénévole la semaine prochaine : organiser notre premier évènement à la rencontre des habitants de Bons-en-Chablais pour parler du projet, de nos idées, de nos envies et surtout… pour écouter, engranger les remarques, les craintes, les interrogations. Prendre des contacts, nouer les premiers liens, tester l’idée. Qui sait si ce qu’il en ressortira ne viendra pas nourrir le volet social de notre potentielle étude de faisabilité, ou encore appuyer nos discussions futures avec la commune ou le Département…

Le dessin du jour n’a rien à voir avec cet article… simplement un bel échange de regards capturé pendant les fêtes, pour remercier ceux qui auront pris le temps de lire ce très long article !

2024 sera-t-elle l’année du concret et de l’action ?

Patience, patience et encore patience…

Ces derniers mois, les idées fourmillent dans nos têtes et on aimerait que le projet avance plus vite mais… tout ne dépend pas de nous et il faut donc s’armer de patience.

Après deux nouveaux ralliements très positifs pour l’association, notre petite équipe commence à avoir bonne mine, et surtout tout un panel de compétences précieuses et de l’énergie à revendre. Oui mais voilà, faut-il encore que le creuset soit favorable et adapté pour que la graine germe. On y travaille, on fait trois pas en avant puis un, voire deux en arrière. Un grand pas en arrière même début décembre quand, après des mois d’attente, tandis que nous étions prêtes et enthousiastes pour notre premier rendez-vous à la mairie, celui-ci s’est vu reporté à une date ultérieure sans trop de raison, et au pire moment… Car si le projet semble piétiner depuis le mois de juillet, c’est parce que nous envisageons de lui donner une direction légèrement différente de celle projetée au départ. Mais pour que cela puisse se faire… nous avons besoin d’un petit coup de pouce extérieur. Pas grand chose, juste un petit oui. Pas d’argent, juste de la confiance dans notre projet et dans tout ce qu’il porte.

Une opportunité à saisir qui demandait d’être réactives… La désillusion donc, d’autant que des échéances importantes arrivaient en janvier et on ne pouvait pas se permettre d’attendre deux mois supplémentaires.

Merci à ma chère cousine de m’avoir suggéré de provoquer le hasard et une rencontre… Oui mais comment ? Je ne suis pas toujours très à l’aise pour m’imposer ou demander des faveurs… Et je comprends bien que notre toute jeune association ne peut pas être la priorité d’un maire sollicité sur tous les fronts….

Je vais bien au marché avec l’espoir secret de le croiser… Mais non… J’envoie un long mail pour plaider notre cause à la mairie mais pas de réponse… Alors je regarde la date et l’agenda de la commune… et Ô bonheur du hasard, le conseil municipal a lieu une fois par mois et là… il se trouve que c’est demain.

Qui ne tente rien n’a rien… plus facile à dire qu’à faire quand même. Mais voilà donc comment je me suis retrouvée, à m’incruster pour la première fois de ma vie à un conseil municipal, sous les regards étonnés de tous les élus qui se demandaient si je ne m’étais pas trompée. Apparemment les citoyens spectateurs ne se bousculent pas au portillon du conseil municipal.

Après deux heures et demi de discussions et de débats, on arrive enfin à bout de l’ordre du jour. Expérience soit dit en passant intéressante et qui me donne une meilleure idée du fonctionnement et des processus de prise de décision dans une commune. Quand il s’agit de valider ou non des budgets supplémentaires, je suis rassurée de voir qu’il y a une vraie analyse derrière et un souhait de la part des élus, de comprendre les motivations et les visées de chaque demande. Je nourris l’espoir secret que les débats tourneront à notre avantage lorsque ce sera notre tour, si nous arrivons à susciter l’adhésion autour du projet et à justifier de son utilité pour la vitalité sociale de notre commune.

Le conseil terminé, je discute avec ma voisine, que je ne connais ni d’Ève ni d’Adam, mais à qui j’explique la raison de ma présence. C’est une des élues et elle se montre immédiatement très bienveillante envers notre projet et ma démarche. Je retiens sa petite phrase qu’elle me lance avant de quitter la salle du conseil :

« Parfois dans la vie, si on te ferme une porte au nez, et bien tu passes par la fenêtre »

Il est 23h30, et avant de rentrer chez moi je dois encore remplir ma mission. J’aborde donc M. le Maire qui connait mon nom et se souvient de mon projet (déjà c’est plutôt un bon signe). Je lui explique la situation et notre déception, et il me confirme qu’il n’a pas vraiment de disponibilités en ce moment mais pourrait peut-être voir avec d’autres élus plus disponibles. J’insiste sur la nécessité de saisir cette opportunité maintenant et sur l’importance de soutenir les petites initiatives bénévoles qui sont la vraie richesse d’une commune.

Dès le lendemain nous recevons une proposition pour un rendez vous d’une heure début janvier avec le maire et les élus. Malgré le froid et l’heure tardive, ils ne nous ont donc pas oubliées et nous terminons l’année satisfaites et pleines d’espoirs. À nous maintenant de nous montrer convaincantes et à la hauteur de l’enjeu !

Si tu es arrivé jusqu’au bout de cet article, je te remercie et te souhaite de très belles fêtes de fin d’année bien entouré. Que 2024 tienne toutes ses promesses et voit fleurir partout dans le monde la bienveillance et la joie.

Appel à Projets, mon amour !

Une « charrette » est une tâche devant être accomplie dans un temps mesuré … je connaissais le terme puisque je travaille au quotidien avec des architectes, chaque rendu de concours est pour eux l’occasion de faire des heures jusque très tard dans la nuit. C’est d’ailleurs aux élèves architectes de l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris qu’on doit cette expression à l’origine (comme quoi ce blog te permets d’apprendre plein de choses !).

Eh bien, la semaine dernière c’était à mon tour « d’être charrette » avec un énième rendu d’Appel à Projets (AAP) et je me suis donc fait une petite soirée pour réussir à boucler le dossier à temps. Le mois précédent j’avais connu une immense déception en ne réussissant pas, à quelques minutes près, à déposer celui pour la Fondation des Petits Frères des Pauvres pour lequel j’avais pourtant mis à contribution les autres bénévoles de l’association. Cette fois-ci, pour la Fondation Cognacq-Jay, on y est arrivés. Je n’ai pas refait la même erreur et j’ai donc téléchargé et étudié le dossier plusieurs semaines à l’avance … mais cela ne m’a pas empêché de le peaufiner jusqu’à minuit-cinq le dernier soir …

Tu vas me dire: ça sert à quoi au juste un Appel à Projets ? Et bien pour les petites associations qui démarrent comme la nôtre, c’est en gros notre principale source de financement pour permettre de se lancer, le premier petit coup de pouce d’où tout part. Parce qu’une étude de faisabilité ça coûte de l’agent, une campagne de communication aussi, les formations pour avoir les bons outils encore plus … on ne peut pas compter que sur les cotisations des premiers adhérents. Quelques AAP financent aujourd’hui cette phase peu visible mais pourtant indispensable qu’on appelle « ingénierie de projet » et on les en remercie infiniment.

Chaque AAP. est l’occasion pour nous de questionner notre projet, de reformuler son objet, sa forme, et de le faire évoluer aussi bien souvent. Même si les résultats sont rarement à la hauteur de nos espoirs, on en retire souvent du positif et c’est ce que je m’efforce de garder en mémoire. Ainsi un budget prévisionnel avait été établi dans le cadre de l’Appel à Manifestation d’Interêt (AMI) du Département en 2022, la vidéo de présentation « draw my project » avait été faite pour l’AAP de l’HAPA en 2020, celui pour le Fondation de Petits Frères des Pauvres de 2023 nous avait amenés à établir des devis d’architecte et de géomètre… petit à petit on remplit notre petite valise de ces outils qu’on ressort ensuite selon les besoins.

Pour l’AAP de la Fondation Cognacq-Jay, parmi les ressources demandées … un lien vers notre page Facebook, Linked’In ou Instagram… problème, nous n’en avions pas encore !

C’est ainsi qu’a vu le jour le compte Instagram de l’association : @chahutage74 ! L’occasion de partager un peu plus l’arrière du décor et des photos ou des réflexions qui n’auraient pas forcément trouvé leur place dans des articles du blog. Si cela permet aussi de toucher un public plus large que les seuls lecteurs de blogs, plus éloignés que les seuls habitants de Bons …. pourquoi pas !

Je ne peux que t’inviter trrrrrrrèèèèèèssssssss chaleureusement à la suivre. Plus nous serons nombreux, plus nous nous sentirons soutenus et plus nous aurons du poids vis-à-vis des différents acteurs du domaine qui …. choisissent les lauréats des appels à projets par exemple ????

Je te laisse en partageant, comme à mon habitude, un dessin que j’ai fait pendant les vacances de la Toussaint. Rien à voir avec le thème de cet article…. quoique toutes ces illustrations me sont bien utiles pour appuyer mon propos dans les dossiers d’AAP à remplir.

Qu’en dire si ce n’est mon émotion face à mon grand-père qui désignait fièrement le sujet dessiné sur mon carnet à ma fille. Puis ma grand-mère qui, en se découvrant, ne se reconnaissait pas mais souriait tendrement en écoutant ma fille lui assurer que « tu vois, là… c’est toi sur le dessin ! » ❤

La vie est faite de rencontres

Septembre est passé au pas de course et nous voilà déjà en automne. Il est plus que temps d’ajouter un nouvel article à ce blog… Il y aurait tant à dire tellement j’ai passé de temps, d’heures, de soirées sur le projet récemment, jusqu’à l’épuisement parfois d’ailleurs. Parfois pour rien du tout à l’arrivée… et autant dire que dans ces moments un peu difficiles, on a bien envie de baisser les bras. Le moelleux du canapé me fait de l’œil quand se lancer dans un projet pareil me semble une montagne bien haute et escarpée.

À la place, je vais plutôt te parler de rencontres, parce que j’ai remarqué ces derniers mois qu’une rencontre en entraine souvent une autre et quel super-pouvoir on détient dans le fait d’être à plusieurs. Je ne parle pas simplement du travail concret que ces petites mains supplémentaires nous permettent de faire mais également…

… du soutien bienvenu lorsqu’on est dans le creux de la vague,

… de la motivation qui se décuple quand on arrive à fédérer des personnes autour du projet,

… de la légitimité et du sérieux que cela donne quand il s’agit d’en parler autour de soi,

… de l’ambition et de l’espoir qu’on a, en imaginant le très large champ des possibles qui se dessine et qu’on ne cesse de réinventer à chaque rencontre,

… du bonheur que cela procure de voir petit à petit, les choses avancer, se mettre en place.

Cet été, Florence et Marie-Paule ont rejoint l’association et sont un soutien de poids de par leur expérience, leur connaissance du territoire (Bonsoises depuis un peu plus longtemps que moi… c’est peu dire) ou tout simplement l’œil extérieur qu’elles posent sur le projet tel qu’il se dessine aujourd’hui. Je leur laisserai la parole sur ce blog très prochainement pour que tu en apprennes d’avantage sur leur parcours et ce qui les a amenées vers ChaHut’Âge.

Début septembre, j’ai participé à mon premier forum des associations à Bons. Si tu lis cet article parce que tu m’as laissé tes coordonnées ce jour là, un grand merci ! Je te souhaite la bienvenue sur ce blog et, j’espère te revoir très vite lors d’un temps de convivialité et d’échange ChaHut’Âge. L’accueil reçu a été au-delà de mes espérances (je ne m’attendais pas forcément à grand chose en y allant) car cela a permis de renforcer les liens avec le pôle associatif de la commune, et de parler pour la première fois, de vive voix, du projet aux habitants de Bons-en-Chablais. On a reçu beaucoup de retours positifs, pris quelques contacts très encourageants et noté un fort d’intérêt pour ces propositions d’habitats alternatifs.

Dans la foulée, le CCAS (Centre Communal d’Action Social) a organisé un petit pot festif à l’occasion de la semaine bleue, pendant laquelle nous valorisons tout spécialement la place des aînés dans notre société et les liens intergénérationnels. J’ai donc profité de cette occasion pour donner rendez-vous à Élodie, une porteuse de projet d’une commune voisine, à qui le Département avait transmis mes coordonnées. Une belle rencontre, et qui sait… une petite pierre supplémentaire qui s’ajoutera aux propositions de demain. Élodie, sache que tu es la bienvenue pour parcourir un bout de chemin à nos côtés si tu le souhaites !

Au moment de saluer les élus de la mairie à la fin de ce petit pot, je suis tombée sur Sandrine, qui avait vu mon blog et m’avait justement contactée la semaine précédente. On ne se connait pas encore mais elle a un très beau projet de café associatif et je sens que nous allons avoir des choses à partager. Quoiqu’il en soit, après les quelques déboires et déceptions de la rentrée, je profite de cette petite accalmie agréable. Je flâne et je me prends à rêver à tout ce qu’il serait possible de créer tous ensemble.

… Je ne sais pas bien où je vais … mais j’ai de plus en plus l’impression que le chemin finira par déboucher sur quelque chose … et la certitude que ce sera beau !

Imaginons ensemble un habitat qui nous ressemble

7h40 du matin, je suis dans le train direction Angers pour la deuxième session du parcours transmission avec l’association Habit’âge ! En espérant qu’elle tiendra ses promesses autant que la première. On attaque la phase de le mise en place d’une gouvernance de projet et de la conception, il devrait donc être question, entre autres, d’architectes ( Ben voyons, ça me change … oui ce n’est pas comme si j’en croisais pas déjà tous les jours au travail … ^^)

Justement hier soir dans le train j’ai pu finaliser le petit cahier des charges pour l’étude de faisabilité architecturale dont il avait été question lors de la première session de mai. Ça faisait partie des quelques objectifs que je m’étais fixés sur la feuille de route (et que j’ai d’ailleurs plutôt bien tenue, j’en suis fière). Mission remplie donc ! Après de longues recherches j’ai trouvé un cabinet d’architecture qui m’a eu l’air vraiment adapté pour ce projet et qui m’enthousiasme. Les pré-requis étant d’avoir de précédentes expériences en habitat participatif et une ligne architecturale qui me parle, avec des matériaux comme le bois, la brique terre cuite … et des touches de couleur subtilement distillées dedans comme dehors. J’ai donc envoyé mon petit document de présentation du projet / cahier des charges et il ne reste plus qu’à croiser les doigts pour que la réponse soit positive… ce qui dans la région n’est pas forcément gagné d’avance.

ARCHITECTURE donc, le maître mot de cette semaine ! Pas de souci à se faire, dans le domaine, mon imagination regorge déjà d’idées et de visions – légèrement édulcorées – de ce à quoi pourrait ressembler la maison idéale …

Un printemps plein de promesses

Vie perso.

Travaux

Boulot

Asso. …

Parfois j’ai du mal à libérer du temps pour tout cela, et la balance est difficile à trouver. Il y a deux semaines, pourtant, pour la première fois, j’ai posé une semaine de congés pour aller respirer le bon air Angevin ; mettre entre parenthèses mon quotidien à 100 à l’heure et faire un point sur mon projet ; rencontrer de très belles personnes et surtout faire le plein d’idées et de motivations. Je me suis sentie privilégiée de pouvoir faire partie du premier parcours de transmission proposé par l’association Habit’Âge, qui développe des habitats seniors solidaires depuis 2013.

Je savais où j’allais, et je ne l’aurais probablement pas fait pour une autre association mais là, la probabilité de repartir déçue ou découragée était assez minime. Car il s’agissait d’aller à la rencontre des acteurs d’un des principaux projets qui m’ont inspirée au moment de mes premières recherches pour ce projet, fin 2019. Vanessa, bien sûr, mais également André, Michelle, Louis, Cécile, Adeline, Sandrine et tellement d’autres encore. Autant de personnes, hautes en couleurs, toutes plus attachantes les unes que les autres, qui forment le socle ultra solide (…et je m’y connais un peu en fondations !) et la clef du succès de l’association.

Enfin voir la fameuse maison de Fontaine-Guérin dont j’avais tant entendu parler, ressentir l’âme du lieu, rencontrer les personnes qui y habitent, mais aussi toutes celles qui s’affairent autour et rendent ce lieu vivant et unique. Remonter à la source et découvrir chaque étape du chemin qui a conduit Habit’Âge à gérer et développer aujourd’hui trois lieux de vie.

Partager, non pas une recette toute faite, mais des expériences, des conseils, des petits trucs auxquels on ne pense pas mais qui peuvent vous faire franchir un grand pas. Habit’Âge, Maison des Sages, Hacoopa, Village Vivant, Loki Ora… des noms qui peu à peu me deviennent familiers. Autant de montages, de personnes, de territoires différents et pas forcément une bonne réponse mais plein de possibilités. Il faut tâtonner, avancer, reculer, modifier et peut être ne pas attendre d’avoir toutes les réponses pour se lancer. En tous cas c’est avant tout une vision et des valeurs communes auxquelles il faut savoir rester fidèle et c’est sans doute ce qui m’a plu et qui a fait le succès de cette première session de transmission : on ne parle pas business plan, étude de marché, retour sur investissement … la simplicité, la convivialité, l’humain avant tout et au centre de tout.

L’association Habit’Âge, pour moi c’est un arbre : fort, beau, solide, qui grandit, doucement mais surement ; Aux fleurs magnifiques … un cerisier peut être ?

Au départ il est tout frêle et a besoin de développer de solides racines, de s’ancrer –> identifier autour de soi des personnes ressource, vers qui pouvoir se tourner pour une question, un coup de pouce…

Par un savant équilibre d’eau, de minéraux et de soleil, le système racinaire se développe –> savoir se constituer un réseau solide aux compétences diverses, qu’on élargit, qu’on entretient sans cesse (à grand coup d’apéro et autres temps conviviaux ^^)

Un arbre, ça ne se déracine pas et il est peu probable qu’un pommier produise un jour des poires –> s’ancrer sur un territoire ; rester fidèle à sa sève, son ADN ; viser le cap fixé en empruntant parfois quelques détours, mais sans changer de direction au grès des opportunités ou de la mode du moment.

La sève monte des racines tout le long du tronc, irrigue chacune des branches et nourrit les fruits. Merci à Vanessa, Adeline, et tous les membres de l’association, d’avoir partagé avec nous, pendant une semaine, un peu de cette précieuse sève. Pomme, Poire, Pêche … les formes sont encore incertaines mais la récolte devrait être belle. Alors Cécile, Nina, Catherine et Elodie : rendez vous en juillet pour la partager ensemble ?

… La suite après la deuxième session prévue très bientôt !

À petits pas, à petits gestes !

Pas de grandes avancées récemment pour le projet, mais des petits pas, et ça comptent aussi non ? Malgré la frustration de ne pas pouvoir en faire plus, je crois qu’il faut aussi savoir laisser le temps faire les choses (enfin là ça commence à faire pas mal de temps quand même) et que parfois tout arrive au bon moment. A ce stade, nous ne sommes pas encore assez entourés pour voir le projet se concrétiser. Parfois j’aurais envie de foncer, avec le projet tel qu’il ne cesse de se dessiner dans ma tête. Mais les retours d’expériences d’autres projets me prouvent que ce serait probablement foncer droit dans le mur. Je continue donc d’en parler autour de moi aux personnes que je rencontre, sans forcer les choses, simplement en attendant de tomber un jour sur d’autres personnes aux mêmes aspirations, qui auraient envie de faire un bout de chemin avec nous. J’en profite pour me consacrer aussi à mes enfants et la rénovation de la maison qui n’est pas tout à fait finie.

J’ai reçu confirmation ce matin que j’allais pouvoir entamer un cursus de formation/transmission mis en place, pour la première année, par l’association habit’Âge. Avec d’autres porteurs de projets, on va se réunir pour aborder les différents thèmes de la création d’un habitat solidaire inclusif. L’accent ici est mis sur l’intégration des partenaires locaux et des habitants du territoire dans le processus de création. Cela représente du temps et un petit budget aussi mais je suis super enthousiaste car c’est l’association que j’ai pris en exemple dès le début et je rêverais d’arriver à faire ne serait-ce qu’un quart de ce qu’ils ont réussi à faire. Ça me rassure aussi d’être soutenue et d’avoir un référent avec qui partager questions, doutes, difficultés, avancées… Le parcours compte 5 sessions mais j’ai pu demander un aménagement pour ne faire cette année que les 3 premières. Je ne manquerai pas de relater tout cela sur ce blog … en juin prochain si tout va bien !

Entre temps, et en attendant de démarrer un nouvel accompagnement, je continue de participer et parfois d’organiser différentes activités avec les Petits Frères des Pauvres. Par exemple on prépare pour le 3 juin prochain, la première édition des « balades solidaires » et, la semaine dernière, nous avons organisé un petit atelier d’art thérapie en s’initiant à la technique du « Zentangle » (dessin abstrait en noir et blanc constitué de motifs répétitifs). Voici nos œuvres :

J’avais aussi convié une amie esthéticienne qui s’est occupée de chouchouter les petites mains des personnes âgées présentes, entre deux coups de crayons. Et là encore, c’était l’occasion de me rendre compte qu’il n’est pas simple d’anticiper les réactions des personnes âgées face aux activités proposées. Les soins des mains ont énormément plu, quand l’activité de dessin a reçu un accueil mitigé. Ça demandait sans doute un peu trop de précision et il manquait un peu de couleur peut-être. Mais nous, bénévoles, nous sommes bien amusés et étions ravis de découvrir cette activité autour d’un petit café. Les conversations allaient bon train et ça a changé un peu le quotidien de nos ainés, c’est ce qui compte !

à très vite pour la suite des aventures !

C’est la vie

Des semaines que je repousse la rédaction de cet article … parce que les mots ne viennent pas d’eux même … et parce que la motivation était quelque peu partie, elle aussi, mais elle semble revenir doucement cette semaine alors il est temps !

Le 18 décembre dernier, de façon aussi inattendue qu’inaperçue, ma petite Noëlle s’en est allée. Après des années de souffrances, les douleurs étaient devenues très intenses sur la fin et, malgré des analyses sanguines régulières, personne n’avait su déceler ce cancer qui l’a emportée. Après plus de deux années d’un accompagnement très riche avec les Petits Frères des Pauvres, son départ a été un choc et laisse un grand vide dans mon coeur. Mais je la sais libérée; des souffrance de ce corps, qui n’était plus que douleurs à la fin; de cette chambre d’EHPAD aux murs roses décrépis, qu’elle ne supportait plus ; libre au milieu des fleurs et des champs d’oiseaux qui lui manquait tant.

Elle aurait dû fêter son 72ième anniversaire le 25 décembre. A la place, une petite bougie a brillé pour elle, tout près de la crèche. Je la remercie pour ce qu’elle m’a appris, pour son sens de l’humour à toute épreuve, et pour ne jamais m’avoir jugée.

Un chapitre s’est refermé et un autre s’est ouvert, car si nous avons pu fêter notre premier Noël en famille dans le Morbihan, c’est parce qu’après presque 70 ans passé dans leur maison de Normandie, mes grands-parents ont finalement posé leur valises à deux pas de chez mes parents. un appartement pour un couple s’est libéré à l’EHPAD et, en seulement quelques jours, la décision a été prise et le déménagement organisé !

Cette nouvelle me réjouit car, même si nous aurions toujours beaucoup à dire sur les EHPAD … j’ai trouvé dans celui-ci une atmosphère bienveillante et bien loin de la morosité d’autres établissements que j’ai pu visiter. Le fait qu’ils aient pu obtenir un petit appartement et non une simple chambre ; qu’ils aient pu apporter leurs propres meubles ; qu’il y ait une unité Alzheimer capable de prendre en charge ma grand-mère ; qu’ils soient à 3km de chez mes parents et non plus 5h de route ; que l’EHPAD ne compte qu’une cinquantaine de résidents et qu’il soit situé au centre de la ville, laissant la porte ouverte à d’éventuelles promenade une fois les beaux jours revenus … ce sont autant de bonnes raisons qui m’amènent à penser que, dans leur cas un peu particulier, c’était la meilleure des solutions qui s’offrait à eux.

Alors bien sûr c’est un peu plus silencieux que les Noëls de notre enfance dans la maison de Normandie. Le repas est moins animés, et ma grand-mère observe sans piper mot pendant tout le repas, sans doute un peu déboussolée dans cette maison qu’elle ne connait pas. Mais des regards s’échangent, de discrets sourires s’esquissent, et des rires d’enfant résonnent en arrière plan. Elle est belle et bien là, la vie !

ChaHut’Âge, c’est officiel !

Samedi dernier, ma grand-mère a soufflé ses quatre-vingt-dix bougies ! et c’est une belle coïncidence du calendrier, car c’est également la semaine dernière, le 8 novembre précisément, qu’est paru sur le journal officiel la création de l’association ChaHut’Âge !

Merci au cdos74, un relais local pour la vie associative, et à Laurence Peulmeule, qui a créé l’association Encour’Âge, en Ardèche, pour leur précieux conseils lors de la rédaction des statuts !

Merci à mes parents d’avoir bien voulu prendre part au jeu, apporter un œil critique à ce texte et participer à l’assemblée générale constitutive !

Oui mais voilà … et maintenant je fais quoi … ?

Tout d’abord : pas le temps de souffler car j’ai appris hier que j’avais passé la présélection du jury HAPA pour leur appel à projet 2022 et je dois donc préparer mon passage devant le jury début décembre.

Ensuite il faut recruter des bénévoles sur lesquels je pourrai m’appuyer et faire grandir cette association. J’avais imaginé que ce serait une étape plutôt aisée … et en réalité je n’ai pas encore trop osé franchir le cap. Les personnes susceptibles d’être intéressées sont dans mon viseur depuis des mois … il ne reste plus qu’à oser les solliciter. Petit à petit je prends confiance et ça ne devrait pas tarder, d’autant plus je suis convaincue que le plus dur est de démarrer et trouver les 2 ou 3 bénévoles clés, convaincus et motivés, et qui sait, il y aura peut être un heureux effet boule-de-neige ensuite ! Globalement le projet reçoit toujours un accueil positif, c’est plutôt de demander aux gens de s’engager qui m’effraie un peu … sans doute parce que j’ai peur des réponses négatives et des déceptions mais bon … qui ne tente rien n’a rien !

Et pour finir cet article sur une autre note positive, je voulais partager avec toi un lieu absolument merveilleux, que je suis allée visiter il y a quelques semaines, et qui s’approche vraiment de très près du lieu idéal que j’aime imaginer. Même par un jour comme aujourd’hui, où il pleut dehors, où mon fils est malade, où je suis crevée, il suffit que je repense à ma visite pour avoir le sourire et me convaincre que tout ça en vaut la peine.

La colocation occuper tout le rez-de-chaussée de l’immeuble

Il s’agit de la résidence intergénérationnelle de l’Ecluse, qui a été construite en partenariat avec un bailleur social et la commune de Loisin, à moins de 10km de chez nous. Une élue de la commune, Mme Collomb, qui porte le projet depuis 10 ans, et que j’avais rencontrée lors de la réunion au Département en septembre, m’a fait visiter. On a pris le temps de boire un café dans la pièce commune et de discuter longuement avec 3 des 6 locataires. Les places sont attribués à des habitants de la commune ou des environs, sur critère de revenus, pour un loyer variant entre 550 et 850€. Chaque colocataire a à sa disposition un studio en rez-de-jardin, d’une quarantaine de m2, avec salle de douche et kitchenette, ainsi qu’une grande salle commune avec une cuisine toute équipée et une buanderie. Une employée est présente une vingtaine d’heures par semaine pour veiller à la bonne entente au sein du logement, organiser des temps conviviaux et accompagner les personnes âgées quand elles en ont besoin, par exemple pour marcher jusqu’à chez le coiffeur, faire une petite course… Par contre elle ne remplace pas les aides à domicile ou infirmiers qui passent selon les besoins et les choix de chacun. Son poste est financé grâce au dispositif de l’Aide à la Vie Partagée, et c’est d’ailleurs le premier projet bénéficiaire du département !

Même si, pour la plupart, habituée à vivre en maison, cela reste un peu petit, les sourires se lisaient sur chaque visage ainsi que le soulagement d’avoir trouvé une solution adaptée. Ce lieu a été pensé pour être, non pas une étape supplémentaire avant l’EHPAD ou l’hôpital, mais bien la dernière étape, et Mme Collomb aime croire qu’il est encore possible aujourd’hui, de terminer sa vie chez soi.

J’ai noté l’importance pour chaque locataire d’avoir pu apporter ses propres meubles car quitter le logement de toute une vie c’est déjà difficile, mais s’il faut en plus, vendre tous les meubles de famille, c’est une réelle épreuve. J’ai vu aussi l’avantage d’avoir des habitants de tous âges et de toutes origines dans le même immeuble car les allées-et-venues créent de la vie et des échanges. D’ailleurs une semaine plus tôt, une des locataires du 1ier étage, qui est d’origine Ivoirienne, avait organisé un grand repas partagé avec tous les colocataires.

Mme Colomb et une des locataires, nous faisant visiter son studio

J’y ai passé un moment hors du temps, car justement je l’ai pris, le temps, pour poser mes questions, et discuter de tout et de rien avec les locataires. A la fin, il y a même un jeune kiné qui est revenu sur son temps libre chercher une des locataires pour l’emmener en voiture cueillir du raisin car celle-ci lui avait parlé de ce souvenir spécifique d’enfance qui lui était cher !

Un lieu paisible, plein de douceur et d’humanité qui fait vraiment chaud au cœur !

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